Le 98,5 prépare le terrain pour Bazzo ?

L’animateur du ShowBizz Chaud au 98,5 Fm, Erick Remy, vient d’être remercié. Ceci libère une case horaire de choix, le 10 à 12h. La case de prédilection de Marie-France Bazzo, qui a monté les marches de la gloire entre 9h et 11h30 à la barre d’Indicatif Présent à Radio-Canada.

Sachant que plusieurs fuites laissent entendre que Bazzo s’installerait au micro de la station privée cet automne, les paris sont ouverts !

Dans l’ombre de Québécor

Il semblerait que Quebecor ait encore une fois glissé son nez dans la salle des nouvelles de TVA, de LCN et du Journal de Montréal. Deux chefs de pupitres à TVA et LCN ont en effet reçu la directive de ne pas traiter des fréquentations peu catholiques du ministre des Affaires étrangères, Maxime Bernier. Du côté du JdeM, on a choisi de masqué le visage de l’ex-conjointe du ministre.

En mal de justifications, le vice-président à l’information de TVA, Serge Fortin, a déclaré qu’il avait été décidé de ne pas diffuser car il s’agissait d’un procès d’intention. Ce étant donné que la dame en question n’a pas de dossier criminel.

Hey, à d’autres s’il vous plaît ! TVA et LCN ne sont pas connus pour avoir ce type de scrupules. Les potins à scandales font généralement leur choux gras, idem pour le JdeM.

La question est plutôt, les oualles de Québécor vont-elles encore longtemps devoir faire leur travail en fonction des amitiés de Pierre Karl Péladeau, avec le Parti Conservateur notamment ?  Jusqu’à quand le CRTC va laisser libre cours à des pratiques qui minent la crédibilité des travailleurs de l’information de ces médias autant que la liberté de presse au Québec ?

Birmanie. Catastrophe naturelle à huis clos

Selon les dernières estimations, le cyclone Nargis aurait laissé dans son sillage 22 000 morts, 42 000 disparus et un million de sans-abris. Ce bilan continue toujours de s’alourdir.

Cinq jours après le passage du typhon, la presse internationale n’est toujours pas autorisée à entrer en territoire Birman. CNN semble être le seul média étranger sur place. Un journaliste de la BBC, qui tentait une incursion, a été refoulé à l’aéroport de Rangoun. Les autres demeurent coincés en Thaïlande.

Ni humanitaires ni caméras 

Pour le moment, les seules images non censurées qui parviennent du terrain sont tournées dans des conditions extrêmes par Democratic Voice of Burma, le seul réseau local indépendant. Les réseaux nationaux contrôlés par la dictature oscillent entre présenter des images de propagande ou faire comme si le cyclone n’avait pas existé. Une population maintenue dans la misère et l’ignorance est tellement plus facile à contrôler.

Comme la presse, l’aide humanitaire demeure bloquée aux frontières par la junte militaire. Celle-ci refuse toujours d’octroyer des visas aux humanitaires alors qu’elle ne semble manifestement pas en mesure de fournir une aide d’urgence minimale. Un seul avion de l’ONU a été autorisé à pénétrer sur place pour le moment. Il devrait atterrir dans les prochaines heures.

Sombres souvenirs de 2004 

Lors du raz de marée qui avait ravagé l’Asie du Sud en 2004, le relais médiatique avait permis de stimuler une importante mobilisation internationale. Une opération militaire d’aide humanitaire sans précédent a été mise en place. Cette aide a remis sur les rails la population locale.

S’il n’avait été des images et récits de journalistes qui nous sont parvenus par centaines, il est évident que la vague de solidarité engendrée par le désastre n’aurait pas été aussi grande. Sans une présence médiatique importante, les Birmans sont d’hors et déjà condamnés. Il est vital que la presse, autant que les humanitaires, soit autorisée à entrée en Birmanie.

Joyeux 3 mai !


“À l’occasion de la Journée internationale de la liberté de la presse, le 3 mai 2008, Reporters sans frontières publie, pour la première fois, une enquête sur les violences commises contre des journalistes dans l’Union européenne (UE).” À lire sur rsf.org

Article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 : “Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit.”

La BBC met l’ONU dans l’eau chaude

La BBC rend public aujourd’hui les résultats de son enquête concernant les Casques bleus en République démocratique du Congo. L’histoire que révèle le réseaux entache dramatiquement le travail de l’ONU dans cette région africaine, puisqu’il est question de traffic d’armes, d’or, d’ivoire et de drogue orchestré par les Casques bleus pakistannais et indiens. Les forces de maintien de la paix auraient elles-même armé les rebelles.

L’excellente réputation du travail de la BBC en matière de journalisme d’enquête n’est plus à faire. Un savoir faire qui, combiné à des moyens financiers importants, permet au réseau britannique de jouer son rôle de chien de garde plus que tout autre médias dans le monde.

L’info réinventée pour et par le web

Vous l’aurez peut-être remarqué, ma barre de réflexes actu vous invite à consulter quelques sites d’infos purement web (Rue89, Politico.com). Ni télés, ni radios, ni journaux traditionnels, ce sont les médias de l’avenir. Ceux qui ont compris que le web n’est pas un média parallèle, mais une véritable plateforme médiatique pour laquelle il faut produire du contenu original si on veut se démarquer.

Vive le Web 2.0 !

Depuis quelques années, le web a révolutionné notre relation à l’info. De plus en plus, le schéma de transmission du message n’est plus à sens unique, celui d’un média professionnel assurant le relai entre la nouvelle et le public. Le public est lui aussi devenu un relai entre la nouvelle et les médias, entre la nouvelle et la communauté de la toile.

Grâce aux médias participatifs, actuellement en pleine explosion, on a vu apparaître des sites d’infos proam (pour professionnels-amateurs) où journalistes de profession et simples citoyens diffusent de l’info sur une même plateforme web. Les médias citoyens (Agoravox, CentsPapiers) laissent eux quasiment toute la place au public. Bien entendu, dans ce cas, il devient crucial pour ces nouveaux médias d’infos de bien identifier les auteurs. De telles pratiques les font en effet marcher sur un fil dangereux : comment s’assurer de la validité, de la crédibilité de l’information rapportée ?

Non à la disparition du filtre journalistique 

Pour répondre à cette question cruciale, un nouveau modèle est en train d’émerger : les agrégateurs éditorialistes. Personnellement, je consulte depuis quelque temps Betapolitique et The Observers de France24, et j’ai presque signé le contrat d’adoption. Comme les médias citoyens, ces sites laissent presque toute la place à l’info livrée par le public, mais tout est contrôlé par des journalistes qui s’assurent de la validité de la nouvelle avant sa mise en ligne.

Après une semaine noire pour l’information au Québec, le web est certainement notre planche de salut, mais jamais les proams ne devraient faire disparaître les professionnels. On ne s’improvise pas journaliste.

Coup de massue pour l’information au Québec

Quand Remstar a racheté TQS, il y a quelques semaines, beaucoup de questions se sont posées quant à l’avenir de la troisième station généraliste de la province. Mais personne n’avait envisagé que l’on mettrait la clef sous la porte du service de l’information en septembre, jetant ainsi à la rue 270 journalistes, caméramans et techniciens.

Les départs successifs du grand patron de la chaîne René Guimond, du vice-président information, affaires publiques et sports, Réal Germain et dernièrement de l’animateur vedette Jean-Luc Mongrain, avaient pourtant de quoi mettre la puce à l’oreille.

L’information régionale guillotinée

Par ce geste-choc, Remstar porte un dur coup à la diversité de l’information au Québec déjà sérieusement malade. Alors qu’à Montréal c’est 40% du personnel qui sera mis à pied, au Saguenay, en Estrie et à Québec c’est l’hécatombe. Résultat : plus de bulletins de nouvelles à partir du 2 septembre. Les frères Rémillard se seraient mis d’accord avec Pierre-Karl Péladeau pour tuer l’information régionale, et surtout dans la Capitale, qu’ils n’auraient pas fait mieux.

L’annonce a provoqué une levée de boucliers sans précédent de la part du monde journalistique, mais aussi politique. L’Assemblée nationale promet de plaider la cause du service de l’information du mouton noir au CRTC. C’est lui qui ultimement devra donner son accord au projet de Remstar, puisque la licence d’exploitation de la station l’oblige à offrir de l’information en tant que chaîne généraliste.

Un moyen de pression de mauvais goût

Les frères Rémillard ont donc réussi où Pierre-Karl à échouer : mobiliser le gratin politique, lui faire prendre conscience que l’information québécoise est malade. Peut-être, l’annonce d’aujourd’hui n’est-elle qu’une stratégie pour forcer les gouvernements et le CRTC à réfléchir plus longuement à la demande des réseaux généralistes concernant les redevances des câblodistributeurs.

Depuis plusieurs mois, Radio-Canada, TVA et TQS (pour une fois dans le même bateau) réclament au CRTC de pouvoir bénéficier des redevances versées aux câblodistributeurs au même titre que les chaînes spécialisées. Des chaînes qui grignotent autant les cotes d’écoute que les revenus publicitaires autrefois réservés aux réseaux généralistes.

Évènement média-solidaire pour CIBL

Depuis plusieurs années, CIBL Radio Montréal rêve de déménager ses pénates au centre-ville de Montréal. En 10 ans, les projets se sont ainsi succédés sans jamais aboutir. Ainsi, d’un dossier à l’autre, plusieurs, dont je suis, ont fini par ne plus y croire. Mais, depuis quelques mois, il semble que l’on soit plus prêts que jamais d’une véritable relocalisation.

Et CIBL voit grand. En plus de convoiter le 1203 boulevard Saint-Laurent, au cœur du quartier des spectacles, pour y installer ses nouveaux locaux, la station souhaite y créer une Maison mondiale de la radiophonie communautaire, ce, en partenariat avec l’ARCQ et l’AMARC. Le hic c’est que la station communautaire n’a pas les reins assez solides pour assumer seule les coûts d’un tel projet, évalué à rien de moins que 2,7 millions de dollars.

Afin de se donner les moyens de ses ambitions, CIBL cogne à toutes les portes en tendant son chapeau. À partir du 28 avril, c’est à celle des Montréalais qu’elle tapera non pas par un traditionnel radiothon, mais en émettant des “obligations solidaires”. Ce projet innovateur vise à recueillir 100 000$ en obligations par tranches de 500$. À l’occasion du lancement des “obligations solidaires”, la station organise un 5 à 7 “Occupation des lieux” à la SAT.